Comment Jolla compte construire un écosystème

Un espadon
(Source: Creative Commons)

Écosystème, ce mot que Stefen Elop a popularisé malgré lui, hante tout constructeur souhaitant percer dans le monde du mobile et des tablettes. En effet, Apple ayant popularisé l’utilisation d’applications, tout constructeur se doit d’offrir une boutique d’application étoffée pour leurs produits.

L’histoire est rempli d’exemples de lancements particulièrement réussis, comme Google et son Android, ou Amazon, ou au contraire, plutôt ratés, tel les déboires de l’Ovi Store, qui pourtant est une boutique d’application très réussie.

Récemment, Microsoft qui a lancé Windows Phone 7 puis 8, a dû multiplier les opérations de drague pour attirer les développeurs. Je me rappelle notamment du don de Lumia 800 pour chaque application publiée qu’il y avait dans mon école.

Jolla, qui n’est ni Nokia, ni Microsoft, et qui n’a pas autant de moyens, ne peut pas se permettre ce genre d’opérations. Mais pour espérer avoir une boutique d’applications, l’entreprise compte procéder d’une toute autre manière.

(Re)définir un écosystème

Comme l’a rappelé Stefano Mosconi (@zzste), le CIO de Jolla, un écosystème est un ensemble d’individus vivant et interagissant ensemble. L’écosystème de Jolla, c’est le logiciel Open-source, c’est aussi la communauté, très active, qui entoure l’entreprise.

Stefano a aussi rappelé la différence (ou du moins, a inventé cette différence) entre le Source-Open et l’Open source. Source-Open est le modèle de Google, mais aussi de Samsung avec Tizen. Une entreprise code tout en secret, et dépose le code dans un dépôt pour une nouvelle version. Les développeurs hobbyistes, tel Cyanogen, doivent alors recommencer leur travail pour une nouvelle version du code de Google. L’Open-source est tout simplement un développement transparent, qui se fait avec la communauté.

Jolla est donc très heureux d’accueillir des contributions d’autres individus, voire d’autres entreprises, pour Sailfish. L’écosystème Jolla n’est donc pas 10^n applications, mais plutôt des individus, des partenaires, capable de construire le meilleur système d’exploitation du monde, ou du moins, qui ambitionnent de le construire.

Mais jusqu’à maintenant, il n’est toujours pas clair si sailfish sera 100% Open-source. Mais Jolla a déjà mis en place le site sailfishos.org pour encourager les contributeurs à regarder du côté de Mer et de Nemo pour essayer de rendre Sailfish meilleur.

A propos de Sfiet_Konstantin

Développeur Qt, fan du N950 et du N9, et ayant un regard critique dans le monde de la mobilité et leurs interfaces graphiques, j'ai aussi été stagiaire chez Jolla durant l'été 2013.

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