Jolla traverse une tempête, des marins licenciés… Soutenons Jolla !

jolla_logoLe 20 novembre 2015 dans la journée, Jolla a annoncé une triste nouvelle. La startup née il y a quatre ans, après la vente de la division mobile de Nokia à Microsoft, annonce un bilan financier très difficile.

Beaucoup de salariés de Jolla vont être licenciés, certains le sont déjà. La restructuration pourrait permettre à Jolla d’essuyer ses dettes afin de garder Sailfish OS, qui intéresse quelques entreprises, en vie.

Jolla aura besoin de sérieux coups de pouce pour devenir rentable. Montrons que notre communauté est forte et soudée ! Soutenons Jolla, soutenons Sailfish OS ! #FightTheFuture #WeAreJolla.

A propos de Nicolas SUFFYS

Co-fondateur de JollaFr.org et Nokians.fr. Linuxien de longue date et possesseur de Nokia N900, N9, N950, Jolla, Oneplus One, Lumia 830.

48 commentaires à propos de “Jolla traverse une tempête, des marins licenciés… Soutenons Jolla !

  1. Bonjour !
    En quoi faisant pour les soutenir et sauver Sailfish OS ?
    Pour mobiliser les différentes communautés, il faut que Jolla Ltd communique afin de connaître concrètement quelles sont les conditions et le PLAN de sauvetage.

    Cldt

  2. Franchement, vu leur com de merde, je n’imagine même pas la gestion, donc c’est pas étonnant.
    Et justement, vu la com qu’ils ont fait, pas sur que la communauté ait envie de les soutenir.

  3. Plus j’y pense, plus je me dis que ça ne va pas dans des beaux jours. Certains ont du beaucoup investir dans Jolla, mais au final ce n’est vraiment pas assez pour essayer de se faire une place. Beaucoup d’erreurs ont été commises, des choses qui sont fatales avec les startup, même si ça commençait à en devenir une grosse.

    J’ai franchement beaucoup de mal à les voir décrocher des partenariats qui pourront les sortir de cette impasse, et pour plusieurs raisons.
    Au début, au lancement, les développeurs ont sorti des applications, et je pense que Jolla ne les a pas assez soutenu.
    Il y a eu beaucoup de bugs avec SailfishOS, et c’était un système qui n’était clairement pas utilisable en téléphone principal, avec les problèmes récurrents de synchro, bases de données, les applications par défaut sont vraiment en dessous de ce que fait la concurrence, des choses utilisées au quotidien comme les emails, agendas, …
    Trop d’éparpillement, développer un système n’était pas assez, ils ont créé un téléphone et une tablette. Et ils ont mis beaucoup trop de moyens, dans des choses parfaitement inutiles, comme les other half. J’avais rencontré il y a plus d’1 an par hasard un ex employé, et il semblerait qu’ils avaient mis des moyens considérables là dessus, avec le choix des couleurs, …
    La communication n’est clairement pas le point fort. Ca a mis en rogne pas mal d’utilisateurs, et à plusieurs reprises.
    Le système en lui même était certainement trop « unlike ». Bien qu’ils aient fait des choix tranchés sur l’interface graphique, je trouve que ça manque de pertinence, et sur des élément essentiels sur un téléphone, a savoir l’application servant à téléphoner, et les contacts.

    Bref, il y aura toujours des trucs à redire, et c’est forcément toujours plus facile de critiquer. Le travail qu’ils ont accompli, avec cet effectif est impressionnant.
    Malheureusement, malgré la bonne volonté et des personnes de Jolla, j’ai l’impression qu’ils sont pris dans un cercle dont il est difficile de sortir. Pour le grand public, il n’y a pas d’applications, l’interface diffère beaucoup. Pour les développeurs, il n’y a pas d’utilisateurs, a quoi bon investir dans la plateforme hormis pour le plaisir. Pour les investisseurs, difficile d’y voir clair dans tout ça.

  4. Situation plus que délicate, et qui, j’en ai bien peur, ne risque pas de s’améliorer.
    Le plus regrettable est qu’au final que l’os est en soit maintenant stable, fonctionnel, abouti. C’est bien la partie applicative qui pêche.
    Mais pour que les développeurs s’intéressent à cet os, il aurait fallu proposer autre chose que flattr comme voie de rémunération.

    Quant à la tablette… Je me pose la simple question suivante: Sera-t-on livré?
    On peut légitimement se poser la question.
    Cela n’engage que moi, mais à la vue de la situation actuelle, la tablette, ce n’est pas forcément le plus important.

  5. Selon une interview d’Antti Saarnio faite par TechCrunch http://techcrunch.com/2015/11/20/jolla-running-out-of-runway-for-its-android-alternative/?ncid=rss les négociations avec leur investisseur stratégique devraient reprendre en décembre.

    Si ces négociations n’aboutissent pas, ils seraient quand même capable de faire vivre l’OS « très, très longtemps », en réduisant la voilure tel qu’ils l’ont fait tout récemment, s’entend. Antti Saarnio concède qu’a ce rythme là, Jolla ne serait pas capable d’assurer que l’OS reste compétitif par rapport aux autres OS déjà présent sur le marché. Ils doivent donc trouver des modèles alternatifs de revenus.

    Bref, tout n’est pas perdu mais le fait que bien des dirigeants ont quitté le navire rend l’issue incertaine.

    • pendant ce temps la M$ verse dans l’open source des pans entier de ses applications …
      Probablement qu’une Jolla fondation qui recupererai le code closed source de sailfish leur permettrai d »

      • leur permettrai d’avancer plus vite, de profiter de synergie avec d’autres devs (je pense à tous ces patchs qui doivent être remis à jours a chaque nouvelle version), se chargeant de la commercialisation du produit (et de la distribution de la licence Miriad) …
        D’ailleurs en plus de celle avec android, la prochaine compatibilité à rechercher est celle avec firefox, Ubuntu et Tizen, et ça la communauté pourrait bien défricher le terrain … mais pas avec le risque de voir le boulot poubellisé lors de la prochaine mise à jours.

  6. Bonjour à tous

    A mon sens, Jolla, avec une merveilleuse langue de bois, explique qu’elle est placée sous contrôle de la justice (en France nous dirions « procédure collective » et/ou « redressement judiciaire ») avec une poursuite d’activité.

    Idéalement il faudrait que cela se termine par la reprise de Jolla par une autre entreprise aux reins plus solide avec la une vraie volonté de poursuivre le projet.

    Il y aurait un vrai sens à ce que Nokia se bouge enfin les fesses, que les dirigeants politiques finlandais poussent en ce sens. Ou une autre entreprise européenne ?

    • À ceci près que les priorités de Nokia sont désormais ailleurs. Désormais Nokia se concentre principalement sur les réseaux avec leur division « Nokia Networks » (anciennement NSN). Ils sont en train de mettre beaucoup d’argent sur la table pour racheter les français d’Alcatel-Lucent. Leurs activités mobiles se limitent désormais à licencier le prestige de la marque pour des tablettes, comme la Nokia N1, et à un launcher Android, le « Z Launcher », qui va sur ces nouveaux appareils Nokia. Si Nokia veut retourner dans la lutte des appareils mobiles, ce sera « dans le rang » avec Android et le Z Launcher. Ils n’ont plus les moyens d’y aller avec un OS alternatif au couple iOS-Android comme Symbian, Maemo / MeeGo et Windows Phone par le passé, Microsoft ayant tout racheté. Ils ne rempileront pas pour les galères qu’ils ont eu avant le rachat des téléphones par MS, ce que leur offrirait Jolla en cas de rachat. Et puis même s’ils avaient envie de revenir avec un OS alternatif, ils ont toujours Maemo et Meltemi qui prennent la poussière dans leur grenier, non ?

      Ce serait beau d’avoir une union sacrée finlandaise voire européenne « Nokia-Jolla » qui reviendrait titiller les américains Apple, Google et Microsoft comme Nokia le faisait au temps de sa splendeur téléphonique. En tant qu’anciens fans de Nokia on a tous envie de ça. Mais ce ne serait pas tenable et cela ne peut donc rester qu’utopie. Cela aurait pu être faisable si Jolla avait été beaucoup plus gros, mais ce n’est hélas pas le cas.

  7. oui je soutiens 🙂 même si je ne sais pas trop encore comment !

    pour ceux qui évoquent les erreurs passées ,je dirais que c’est pas simple car ils ont toujours manqué de main d’oeuvre ,toujours été à la recherche de financement et toujours tenté de concilier demandes des utilisateurs ,des financeurs et de (possible) constructeurs.
    au final, on a aujourd’hui un OS de qualité qui n’a pas à rougir devant les autres.
    c’est une réponse facile mais faire jeu égal avec Apple ou Samsung, c’est juste un délire absolu:D
    je leur tire encore mon chapeau et leur souhaite de passer cette épreuve de plus, pendant que je continue avec mon jolla phone.
    je comptais sur ma tablette mais je survis même sans 😉 et même si j’ai déjà payé les taxes, je reste zen car je sais qu’ils font ce qu’ils peuvent dans ce monde de tarés .

  8. ah et puis il n’y pas pour moi de langue de bois: ils disent qu’ils sont sous la loi finlandaise de protection. cela leur permet de mettre au chômage technique la moitié du staff (pas de licenciement) même si les employés n’étant plus payé ont le droit de ne pas attendre et de chercher un boulot ailleurs .
    après ils essaient de passer un message comme quoi ils restent motivés !

  9. Quoi de mieux que d’avoir précommandé une tablette pour les soutenir?
    Ils ont fait travailler l’argent pendant des mois et rien !
    Pas de news de leur part et peut être jamais de tablette? Pas de responsables ? Indiegogo?

    Pour moi, Jolla, c’est fini !

    • Bonjour !

      Reconnaissez qu’au moins une faible partie des « Financeurs » a déjà reçu ladite Tablette ! La deuxième vague pour jusqu’à fin Novembre 2015 et la dernière en Décembre 2015…
      Certains d’entre nous avions contribué sans attendre une contre partie…
      Ceux qui commandent actuellement le Jolla phone reçoive leur commandes sans problème particulier !
      Cldt

    • Toute campagne indiegogo est considérée comme une campagne d’aide à une entreprise, c’est-à-dire que les contreparties ne sont pas garanties.
      Faut savoir lire les petits paragraphes.
      Je ne doute pas une seconde de la bonne foi du staff Jolla. Par contre, on n’est évidemment pas à l’abri d’un non envoi des tablettes, si ils n’ont pas les fond nécessaires pour payer ceux qui la fabriquent.
      On verra bien. Pour l’avenir de l’os (ce qui m’importe bien plus que la tablette), c’est vraiment un problème secondaire. (et là encore, ça n’engage que moi).

  10. Pour bien connaître les finlandais il n’y a pas de faux message, ils sont juste en galère financière.
    Ils ont voulu/dû s’éparpiller un peu pour attirer des investisseurs, ça a marché pour l’attrait mais aucun partenariat solide n’est finalement sortit, d’où la crise actuelle.
    Espérons que quelqu’un de solide financièrement, mais surtout un peu passionné, sorte du lot pour les épauler afin que la machine reprenne avec un vrai rythme de développement.

    • Bonjour !
      Vous avez d’après mois en partie raison…C’est pourquoi, il faut savoir RAISON garder avant de se se perdre en conjectures dans l’état actuel des informations mises à la disposition du public. Mettre des employés ou une partie des employés en chômage technique n’est pas une première dans l’économie de marché. Des entreprises dans le secteur automobile y ont souvent recours !
      Cela étant, le niveau très très élevé des salaires et des charges en Finlande n’est sans doute pas étranger à la situation de manque de trésorerie liée à la masse salariale. C’est pourquoi une des solution devrait être de délocaliser toute la partie développement SW en Inde ou en Russie (ou se trouverait un des investisseurs dans Jolla Ltd ; garder que la partie R&D à Hong-Kong…C’est un avis qui vaut ce qu’il vaut.…

      Cldt

    • Et comme il est indiqué dans le commentaire du fil que tu cites, un bon développeur indien cherche à s’expatrier, et à un coût proche sinon égal au coût d’un développeur européen/américain.

      Restent les entreprises de développement local, mais tu y trouves de tout, et pas forcément que du bon.

      Et puis… Une personne motivée qui s’est investi quatre ans dans un projet, qui connait du bout des doigts les tenants et aboutissants, tu penses vraiment qu’on peut le remplacer comme ça, par dix développeurs qui ne connaissent rien du projet en question? Ça demande un investissement énorme que de gérer de très grosses équipes, et c’est une toute autre organisation du coup.

      • Maemo5 est la réponse à ta question : une partie du dev avait été délocalisé en Inde, et le code était si « propre » qu’ils ont du le reprendre localement … provocant les 6mois de retard de lancement du N900 qui rendirent ses caractéristiques si « has-been » (ecran 3.5″ sensitif+stylet).

    • Sérieusement, tu as déjà sous traité du travail en Inde ?
      Si tu regarde les commentaires de l’article cité, tu verras que peu de gens ont l’air d’y avoir trouvé un gain, mais plutôt une perte de temps… Mon expérience personnel va aussi dans ce sens (process et intermédiaires font que la moindre tâche est un calvaire).

  11. Bien triste nouvelle. J’espère que le navire va continuer son voyage. Je viens d’aller sur le site pour acheter un jolla pour les soutenir mais tout est en rupture de stock

  12. J’espère sincèrement qu’ils vont remonté la pente.
    Je soutiens cet OS alternatif depuis le Nokia N900, en passant par le N9, et aujourd’hui le Jolla Phone et Tablet…

    Peut être est-t-il intéressant de faire un petit bilan de ce qui aurais pu être meilleur.

    Déjà, ne pas jouer la carte du 100% Open Source est une erreur.
    Finalement, en étant 100% libre est communautaire, il auraient surement drainé plus de passionnés, plus de contributeur, notamment sur leur applications aujourd’hui insuffisante comme les mail ou les contacts. C’est vraiment la dessus qu’ils auraient pu faire la différence… et on vois que pour certain investisseur, justement, le 90% libre joue en leur défaveurs (Yota et les Russes par exemple).

    Le choix plus technique de poursuivre avec Scratchbox2, en effet, aujourd’hui, l’usage de machine virtuel pour gérer le SDK, c’est une usine a gaz, et c’est a mon avis contre productif.
    J’ai essayer de porter VLC pour la tablet, mais franchement, la lourdeur de ce système m’a découragé.
    Aujourd’hui, des systèmes comme Yocto/OpenEmbedded aurait apporté énormément. Déjà, parsque la base de l’OS sous ce système est déjà prêt (Wayland, Systemd, Qt5….), il ne manquerait qu’a porter les briques pure Jolla. Ensuite, c’est beaucoup plus simple de participer au projet (collaboration basé sur Git est vraiment ouvert), c’est soutenu par beaucoup d’industriels, c’est très simple a utiliser, et franchement, c’est moins l’usine a Gaz que Mer, c’est mieux documenter, et l’évolution et le suivie est plus rapide.
    Mer, ils sont les seuls a le déveloper et réelement a l’utiliser, du coup, en plus de dévelloper le code Sailfish, ils doivent aussi gérer l’update des differents packages (y’a qu’a voir le travail et le temps qu’ils ont mis pour gstreamer!!!), bref, plein de temps passer a faire ce qu’il auraient pu utiliser simplement sous Yocto.

    Espéreront qu’ils relèvent la tête rapidement, et que tout leurs travail ne soit pas perdu.

      • Oui, en gros, tout le core est open source, c’est a dire, les programmes du « système », tout ce qui ne se voit pas.
        Ce qui est au contraire proprio, c’est, déjà, Silica, c’est a dire les bibliothèques QML qui définissent les objets a utiliser pour les applications graphique (les page avec annuler a gauche et ok a droite par exemple, ou les forme de bouton, tout les widgets Jolla), une bonne partit des applications de base (contact, agenda…) ainsi que des morceaux du code pour utiliser des applications android.
        Finalement, si on résume, malheureusement, la plupart de ce qu’ils ont écrit eux !!!
        Ce qui est libre, c’est surtout ce qu’ils ont réutilisé de la communauté, et des bout de « glue », des scripts de compilation autour de Mer Project (justement, ce que je trouve assez horrible).
        Résultat, aucun contributeur ne peut participer a la partit « visible » de l’OS.
        Y’a bien des « Patch » sur openrepo, mais ils restes a la limite de la légalité (puisqu’ils modifient souvent des parties non libre de l’OS), et ne sont presque jamais repris par Jolla (surement a cause des problèmes de licences).

        Je pense que depuis les débuts (Maemo, MeeGo, SailfishOS), ils ont finalement toujours sous estimé la force du libre et des communautés.
        Des développeurs ont travaillé sur Nemo par exemple. Je suis persuadé que si SailfishOS avait était libre, ils auraient plutot consacré leur temps de développement sur SailfishOS, car finalement, Nemo c’est justement la partie non libre de Sailfish.

        Jolla n’a pas la taille suffisante pour concurrencer Apple/Google/Samsung… en revanche, en utilisant la communautée et de vrai projets libre (Yocto est soutenu par la FSF), ils pourraient profiter beaucoup plus efficacement de ce que la communauté (et les autre industriels nombreux qui utilisent Yocto).
        L’énergie économisé pourrait être utilisé la ou justement ils ont des problèmes (correction de bug importants, développement des applications Contact Mail…).

        Dans ma boite, je gère a moi seul le filesystem (équivalent du SailfishOS Core + le packaging des application graphique) sous Yocto pour 4 plateformes différentes (2 PowerPC, 1 ARM et 1 X86), ainsi que du SDK pour les développeurs d’applications !!!
        Sa n’occupe donc qu’une personne a plein temps.
        Je sais pas combien ils sont chez eux pour faire ce même travail avec Mer, mais j’imagine beaucoup plus…

  13. Jolla ayant chanté tout l’été se trouva fort dépourvu quand la bise fut venue. Ce qui leur arrive est triste. Jolla a des bonnes idées et ce serait dommage qu’ils doivent jeter l’éponge.

    Cet échec est hélas l’échec de tout un système. Cela montre qu’il faut avoir des reins en diamant, l’acier étant trop faible, comme ceux d’Apple, Microsoft et Samsung (avec Tizen) pour pouvoir partir de zéro ou presque et triompher sur le marché mobile avec le hardware et le software. Cela montre aussi une entreprise prise au piège des startups informatiques modernes et de leurs business plans en mousse. Le but d’une entreprise est de vivre avec ses propres bénéfices et pas aux crochets d’investisseurs comme cela est désormais trop souvent le cas.

    Jolla n’a jamais dû dégager ne serait-ce qu’un seul profit en 4 ans. Là les investisseurs lâchent le gouffre financier Jolla, quelque part on les comprend, et du coup Jolla doit se débrouiller tout seul alors qu’ils n’en sont pas capables. Par conséquent ils sont obligés de réduire la voilure. Ils ont deux solutions : soit ils lâchent Sailfish OS et deviennent un constructeur qui vend de l’Android comme tout le monde, soit ils continuent à miser sur Sailfish OS et laissent tomber le matériel tant que les bénéfices dégagés par Sailfish OS ne leur permettent pas de se lancer dans un nouveau smartphone ou tablette. Ils ont choisi la seconde voie. Tant mieux car ils ne se trahissent pas (ils restent « unlike ») et se concentrent sur ce que l’entreprise a de mieux à proposer. Il faut désormais que Jolla trouve des partenaires à qui licencier Sailfish OS pour faire ce qu’une entreprise doit faire avant tout : gagner de l’argent. La priorité de Jolla doit désormais se nommer « royalties », sur l’OS licencié et ses applications vendues, et non « Sailfish OS » qui ne doit désormais qu’être suffisamment attractif pour que Jolla conclue des partenariats.

    Les Other Halves étaient une bonne idée, mais elles sont peut-être venues trop tôt dans le développement de Jolla Ltd. Sailfish OS suffisait amplement pour les premiers appareils Jolla et la tablette le prouve. C’est seulement ensuite que Jolla aurait dû introduire ses Other Halves, quand il aurait fallu plus que Sailfish OS pour se différencier et qu’ils auraient eu l’argent pour ça. Le minimum pour vendre des Other Halves est d’avoir une grosse base d’appareils Jolla solidement installée pour que d’autres entreprises rejoignent Jolla autour de cette idée, proposent des OH en tout genre et révèlent ainsi tout le potentiel du concept. Mais Jolla n’est ni Apple, ni Samsung (les seuls à avoir les bases d’appareils pour le faire) et ce n’est pas avec quelques dizaines de milliers de geeks que ça pouvait marcher.

    • Le concept des other half était miné depuis le début à cause du choix de l’interface : personne ne met de l’I2C pour faire des choses sérieuses.
      Il y a bien eu quelques exemples d’usage, principalement l’écran OLED et le clavier mais ce sont des cas particuliers qui n’ont pu marcher que parce que les transfers étaient très limités (faible résolution, faible raffraichissement).
      Si on avait voulu libérer la capacité des ces OH (vous vous rappellez du « sky is the limit » de Marc Dillon ?), il aurait fallu quelque chose de plus costaud (USB par exemple), qui aurait permis d’avoir des camera additionnelles (caméra thermique par exemple, pour le moment il y en a un proto par likimmo en 8×8 pixel seulement…), des moyen de communications (ZigBee, LoRa, Thread et autre utilisé pour s’interfacer avec l’internet des objets), des bus industriels (CAN pour diagnostique véhicule type ODB2 ?), des pico-projecteurs, du stockage de masse, de la reception et emission FM, …

      Mais bon, ce que j’en dis… c’est pas neuf.

  14. c est malheureusement ce que j avais dis il y a plus d un an.Sans etre pejoratif jolla avait fait un tel et un os pour geek.C est bien mais quel avenir avec cela ?
    les dev c est comme c etait avec symbian quelques idees de genies et enormement de trucs bricolés voir indigestes et les bons sont partis travailler sur des plateformes ou ils gagnent de l argent.Bon et puis leur com c etait pas vraiment ca non plus ca fait vraiment dispersé

    • un OS et un tel pour geek ?

      Ben justement pas d’accord avec une telle affirmation. Je ne suis pas développeur, ni informaticien. Juste un consommateur de base qui essaye de consommer « responsable ». Et globalement, et depuis maintenant 1 an, je me sens très à l’aise avec mon Jolla et pour ne pas dire de plus en plus à l’aise.

      Le travail réalisé est juste remarquable, même si comme toutes choses, certains points sont encore perfectibles.

  15. C’est triste. Et révoltant dans le sens où l’Europe bassine tout le monde avec sa « souverainneté numérique » et gaspille de l’argent on ne sait où, alors qu’on a sous les yeux un OS européen, indépendant et qui marche.

      • +1. Mais que je sache il me semble tout de même que Sailfish OS aurait l’avantage sur Ubuntu. Aux dernières nouvelles, Ubuntu Touch aurait environ 25.000 utilisateurs seulement (ce qui serait tout de même plus que Symbian) et j’imagine très mal Sailfish OS en avoir moins que ça.

        • Je ne sais pas qui a le plus d’utilisateurs mais pour Ubuntu a l’avantage de sa communauté « bureau » et « server ».

          Mark Shuttleworth ne veut pas plus d’utilisateurs pour l’instant car il estime qu’il y a trop de manques dans Ubuntu Touch, or quelqu’un qui aurait une mauvaise expérience maintenant aurait peu de chance de revenir vers cet OS et ferait de la contre-publicité.

          De toute façon, tant que je n’ai pas de synchronisation Microsoft Exchange pour le boulot, je n’envisage rien d’autre que Sailfish OS donc je croise les doigts pour que Jolla améliore ses finances. Idéalement, sur un Fairphone, ce serait parfait! 🙂

    • … Oui, mais qui est de l’ordre du privé.
      Perso, pas forcément envie d’un os financé par les états européens.
      L’indépendance de l’os est une donnée importante, sinon essentielle à mes yeux.

      Tout n’est pas perdu, mais c’est un coup dur, et encore un soucis de communication à ce sujet.

      Perso, je vois deux issues favorables possibles: Ils trouvent un investisseur et arrivent enfin à trouver un moyen de financer leur développement (car au fond, actuellement c’est certainement les investissements d’entreprises tierces et la vente de matériel qui finançait le tout)

      OU

      Ils libèrent l’intégralité du code, et on espère que la communauté réagisse favorablement à cette solution.

      Après, il y a plein d’issues possible très défavorables…

    • À une époque ils voulaient donner 10 M€ à Nokia pour Symbian, pour en faire l’OS Mobile Européen (sic !). L’Histoire ne dit pas ce qu’ils ont finalement fait, surtout après l’annonce du partenariat avec Microsoft.

      Mais l’idée de « souveraineté numérique européenne » est très bonne. S’il y a bien une leçon qu’il faut retenir des révélations de Snowden et des scandales de la NSA, c’est qu’on a laissé le contrôle d’Internet aux Américains. Et il faut que cela cesse. Par exemple même ce site apparemment français qu’est jollafr.ORG est techniquement sous bannière américaine, le TLD « .org » étant géré par une association américaine. 😉

      • « À une époque ils voulaient donner 10 M€ à Nokia pour Symbian, pour en faire l’OS Mobile Européen (sic !). L’Histoire ne dit pas ce qu’ils ont finalement fait »
        SiSi : S.Älop a revendu Symbian, Nokia à choisi la suicidaire exclusivité M$/WP7 et la communauté europeenne n’a pas verssé les fond, puisque Nokla ne developpait plus d’OS, et utilisait une bouse US (WinCE + IE metro = WP7 grosse bouse jamais terminée)

  16. Et Cibette (Carol Chen) qui s’est fait gentiment remercié comme bien d’autres, lance un appel aux personnes qui habitent non loin des bureaux de Jolla, à donner un coup de main pour le déménagement.

    Si c’est pas de l’engagement, ça …

  17. Bonjour à tous

    Juste un mot pour dire qu’on cause aussi pas mal de Jolla sur LinuxFR
    https://linuxfr.org/users/chimrod/journaux/jolla-va-mal

    Et je suis en train de me dire que pour le Black Friday, Jolla n’aura rien à vendre ni à proposer quoique ce soit 🙁

    Pourvu que l’aventure Intex se poursuive ….. Et petite question que je me pose : les fréquences du smartphone Intex, une fois sorti, seront elles compatibles avec les fréquences usuellement utilisées en Europe ? aUrons nous par exemple la 4G avec les dernières fréquences sur 700 mhz ( cf l »appel d’offre qui s’est déroulé récemment et ou Orange et Free ont pris chacun 2 blocs) ?

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