Une interview de Stefano Mosconi par TecnoNation

Source: TecnoNation
Source: TecnoNation

Nos confrères de JollaIt nous ont fait parvenir une traduction anglaise d’une interview de Stefano Mosconi par TecnoNation. Je remercie d’avance @debexpert et @fravaccaro qui s’occupent de JollaIt.

L’interview est particulièrement intéressante car elle très complète et couvre de nombreux points, du marketing au hardware en passant par les pays ciblés etc. Voici donc la traduction en français.

TN: Qu’est ce que Jolla et que signifie le nom ?

SM: Jolla est une entreprise et son nom vient du finlandais, qui signifie «voilier». Toute l’entreprise utilise des allégories reliés à la marine et à la mer, leurs employés sont par exemple appelés matelots. L’espadon [NDT: Sailfish] est un poisson rapide et agile, et puisque notre OS est rapide et intuitif, nous l’appelons donc Sailfish OS (ou en français officieux: Ospadon)

TN: Qu’est-ce qui vous a donné envie de continuer le projet MeeGo, abandonné par Nokia ?

SM:  Nokia a décidé de se concentrer sur un OS différent. J’ai commencé en 2005, et je faisais parti des 150 premiers employés travaillant sur le projet MeeGo [NDT: peut-être fait-il allusion à OSSO], jusqu’au N9. Nous avons décidé de continuer à développer ce projet parce que nous avons de l’affection pour lui. Nous avons rapidement compris qu’il était impossible pour Nokia de le porter, et nous avons décidé de créer quelque chose de nous même, tout en sachant (et en croyant dur comme fer) que cet OS est très intéressant commercialement. Tout était facile puisque 65% de l’OS était Open source, et nous avions juste à développer les 35% restant.

TN: Pensez-vous que Sailfish est une vraie distribution Linux ou quelque chose au milieu, comme Android ?

SM: Je n’ai jamais pensé que le concept de distribution puisse être relié à Sailfish OS. Le projet est basé sur le projet Mer et Nemo. Le système d’exploitation lui-même est Open source. C’est [NDT: une sorte] de distribution, mais on ne peut pas le comparer à une distribution classique comme Debian.

TN: En parlant d’Android, vous avez dit que les applications Android marcheront sur Sailfish. Vous ne risquez pas de perdre la rapidité du système que vous avez actuellement, puisque les applications vont tourner dans une machine virtuelle ?

SM: Android a une machine virtuelle, et nous utilisons la même [NDLR: la partie Open source], pour exécuter nos applications. Il n’y a aucun problème de performance. Nous ne savons pas quelle vitesse ils gagnent sur notre système, mais ils vont avoir un gain de performance.

TN: Est-ce que Sailfish pourra tourner sur des appareils Android ? Si oui, quelles sont les prérequis en terme de matériel ?

SM: Techniquement, ce sera possible, mais Jolla ne se concentre pas là dessus. Nous nous concentrons sur notre propre plateforme matérielle.

TN: Est-ce que vous allez adopter une plateforme matérielle standard, comme la concurrence qui se base sur du matériel Qualcomm ? Si oui, pourquoi ? Pour rendre les choses faciles alors que les Snapdragon ont toutes les technologies en rapport avec la communication ?

SM: Qualcomm est [NDT: juste] l’un des nombreux fabricants. Techniquement, on peut utiliser les plateformes de tout le monde, mais maintenant, on utilise une autre plateforme. Il y a beaucoup d’alternatives à Qualcomm sur le marché qui ont les mêmes fonctionnalités.

TN: Est-ce qu’il était dur de perdre un partenaire comme Intel, qui finance maintenant la concurrence [NDLR: Tizen] ?

SM: C’était Nokia qui avait ce partenariat avec Intel. Jolla n’a rien perdu, puisqu’il n’y avait jamais eu de partenariat.

TN: Sur quelles fonctionnalités de Sailfish vous allez baser votre publicité ?

SM: Les fonctionnalités de l’interface : le multitâche, le menu facile d’utilisation avec retour haptique tactile [NDT: le fameux «pulley menu»], l’ambiance.

TN: Sur quels marchés et quelles cibles misez-vous ?

SM: Nous sommes une petite entreprise, et nous nous concentrons sur un appareil de milieu-haut de gamme. Nous ne sommes pas intéressés à faire un appareil bas ou haut-de-gamme.

Le premier marché qui va voir un appareil Sailfish sera la Finlande, puisque nous avons environs 5 millions de fans ici. Après, il sortira en Chine, puis plus tard en Europe, même si on ne sait pas encore comment il sera commercialisé, si ce sera par les opérateurs, ou par de la vente en ligne.

À propos du timing, ce sera durant la deuxième moitié de 2013 que les deux premiers marchés, la Finlande et la Chine verront le téléphone Sailfish.

Malheureusement, les emplois du temps dépendent des accords avec les opérateurs. Nous avons vu qu’ils étaient beaucoup intéressés. Il est évident qu’il faut que l’on voit comment cet intérêt se matérialisera.

TN: Si vous devez nommer les forces de Sailfish comparé aux compétiteurs de l’Open source, quelles seront-elles ? Qu’est-ce qui rend Sailfish unique pour vous ?

SM: La facilité d’utilisation. Et puis, puisque nous venons de Nokia, nous avons le background technique qui nous permet de construire sur ce que l’on apprend du côté matériel. Nous voulons faire comprendre aux gens que le nombre de cœurs ou la quantité de RAM ne sert à rien, mais la façon dont l’OS l’utilise oui. Vous pouvez trouver sur internet des vidéos où Sailfish tourne de manière fluide sur des terminaux datés.

TN: Dans une ancienne interview, vous m’avez rappelé une personne qui a insisté sur la création du logiciel et du matériel faite au sein d’une même entreprise, pour rendre l’expérience utilisateur unique. Est-ce que Jolla fera ses appareils lui-même ?

SM: Nous allons faire un appareil Jolla avec notre propre langage graphique. Nous parlons de produits, donc de quelque chose qui vit, un objet. La chose la plus importante que j’ai apprise à Nokia est que le produit en entier doit délecter ses consommateurs, pas juste l’OS ou le matériel.

TN: Est-ce que Sailfish tournera sur des tablettes ?

SM: Sailfish, par sa nature, peut tourner très bien sur des tablettes, de l’IVI [NDT: information et divertissement dans la voiture], des « box », des télévisions, puisque MeeGo était conçu pour tourner sur plusieurs types d’appareils différents. Mais nous nous concentrons sur les smartphones uniquement.

TN: Durant cette période [NDT: de crise] où il est difficile de faire des affaires, qu’est-ce que vous recommanderez à un jeune homme plein d’idées pour développer et présenter son projet de système d’exploitation ? Est-ce que le monde de l’Open source lui permettrait de créer plus facilement un «software house» [NDT: entreprise de logicielle] ?

SM: Une personne avec de bonnes idées doit faire ce qu’il croit, ne jamais écouter quiconque qui douterait de ses idées. Si nous avions écouté toutes ces personnes qui nous ont conseillé de ne pas nous engager dans cette route sinueuse, il n’y aurait pas autant d’intérêt tout autour de nous.

Maintenant, nous avons besoin du retour du consommateur. Je peux conseiller aux jeunes entrepreneurs de croire en leurs idées et de ne jamais laisser tomber.

En pratique, faire un OS n’est pas chose simple. Nous sommes 60, et c’est une grande victoire de pouvoir réussir ce que nous avons fait avec si peu de ressources. C’est possible car nous avons hérité de bien 60% de MeeGo et que nous avons les meilleurs experts du marché. Nous pouvons être un exemple et une plateforme pour l’innovation. Si nous réussissons à porter le projet à un niveau décent, nous construirons d’autres projets par dessus. Avec notre expérience, nous pouvons apporter de nouvelles idées. Nous pouvons apporter de l’innovation dans un marché en stagnation. Il faut beaucoup d’expérience pour faire un OS. En parlant de l’Italie, malheureusement, ils ne misent pas sur les jeunes et l’innovation. Il y a des limites qui empêchent les entreprises de s’exprimer. En Italie, il n’y a pas de méritocratie.

TN: Combien de chance estimez vous avoir pour trouver une place dans le marché dominé par Apple et Google, alors qu’un géant comme Microsoft [NDLR: avec ses choix parfois étranges] ait tant de difficultés à rentrer dans le march ?

SM: Je pense que, puisque le marché est dominé par ces géants, nous avons des possibilités. Si vous voyez 100 tee-shirts noirs et un rouge, le rouge attirera l’attention.

Android a eu du succès avec le store, puisqu’il existe des applications permettant de personnaliser l’appareil. Si vous offrez cette capacité de manière native dans le système, vous n’aurez pas besoin de toutes ces applications. Tout le monde aura son appareil personnalisé. Si la logithèque [NDT: de Sailfish] est bien entretenue, seule 150 applications seront suffisantes. Mais, je le répète, Sailfish gèrera les applications Android qui s’exécuteront sans modification [NDT: de la part des développeurs de l’application].

Mais, puisque notre plateforme possède un langage graphique très particulier [NDT: tape-à-l’œil dans l’article, mais sans le sens péjoratif en français], les développeurs sont encouragés à développer pour notre plateforme.

TN: Qu’est-ce que vous pensez de vos concurrents les plus directs: Ubuntu, Firefox et BB10, auquel il faudrait ajouter Tizen ?

SM: Je ne pense rien à propos de Tizen, puisque je ne comprends pas ce qu’ils font. Leur roadmap [NDT: planning de développement] n’est pas très claire. Et il n’est pas très clair qu’il y aura un smartphone etc.

Firefox cible l’amérique latine et les appareils bas de gamme.

Je ne sais pas quand Ubuntu sortira un appareil.

Nous sommes heureux que ces deux derniers sont sur le marché puisque cela signifie que c’est le bon moment d’entrer dans le marché avec de l’Open source.

BB10 utilise Qt, donc si il réussit, nous réussirons aussi. Pour porter une application d’Ubuntu à BB à Sailfish OS, il faut seulement quelques heures [Note du traducteur développeur: BB10 est plus complexe, je pense qu’il faudrait plutôt quelques jours]

Nous ne sommes que 60 personnes, donc nous n’avons pas besoin de beaucoup d’appareils vendus. Pour en revenir à la précédente remarque, je pense que BB10 est sur un autre segment de marché, et que ces acteurs peuvent être très bénéfiques pour nous.

A propos de Sfiet_Konstantin

Développeur Qt, fan du N950 et du N9, et ayant un regard critique dans le monde de la mobilité et leurs interfaces graphiques, j'ai aussi été stagiaire chez Jolla durant l'été 2013.

34 commentaires à propos de “Une interview de Stefano Mosconi par TecnoNation

  1. « Nous voulons faire comprendre aux gens que le nombre de cœurs ou la quantité de RAM ne sert à rien, mais la façon dont l’OS l’utilise oui. Vous pouvez trouver sur internet des vidéos où Sailfish tourne de manière fluide sur des terminaux datés. »

    J’aime ça 🙂

    • à l’époque sur PC c’était la guerre au Ghz… maintenant ça ne veut plus rien …

      J’aime aussi cette façon de voir les choses 🙂

  2. Salut,

    Merci pour cet article très intéressant !

    Il y a une question que je me pose depuis déjà un moment concernant la traduction de Sailfish. En français, on voit en général « L’espadon ».

    Hors l’espadon et le voilier sont deux poissons assez différents :
    * espadon=swordfish (« poisson épée ») => http://fr.wikipedia.org/wiki/Espadon (aucune mention du voilier)
    * voilier=sailfish(« poisson voilier ») => http://fr.wikipedia.org/wiki/Istiophorus_platypterus

    En gros il ne partagent que le sous-ordre, pas la famille ni le genre. le voilier semble quand même parfois appelé espadon-voilier.

    On est d’accord que c’est du détail, j’aimerai juste savoir si je suis le seul à voir ça comme ça ?

    En tout cas, continuez comme ça, surtout avec les événements qui vont bientôt arriver !

    PS : le voilier est en général placé devant l’espadon d’une courte tête niveau vitesse, l’espadon n’est donc que le second poisson le plus rapide, une raison de plus de l’appeler voilier 😉 ex: http://www.linternaute.com/nature-animaux/animaux/diaporama/records/animaux-marins-vitesse/comparaison.shtml

  3. « Je ne pense rien à propos de Tizen, puisque je ne comprends pas ce qu’ils font. Leur roadmap n’est pas très claire. »

    C’est pas sympa, deux mobiles sont enfin annoncé, manque plus que la date….

  4. le telephone disponible sur les premiers marchés dans le courant de la deuxieme moitié 2013… donc la présentation pour très bientôt, puis l’annonce du kickstarter pour les fans, puis l’annonce de cloture des fonds et la liste des heureux élus, puis l’annonce de la date la commercialistation, puis le jour J, puis les ratés, puis le délai de livraison, puis le retard a cause des fêtes de noel (et oui ça passe vite), Zzzz…

    concrètement on trépigne tous pour une photo du mobiledelamort, on est pas prêts d’avoir l’objet dans la main je crois.

    • Même si ça n’excuse pas tout, n’oublie pas que Jolla est encore une très petite entreprise sans grande expérience dans le domaine. C’est pas (encore ?) Apple qui est capable d’inonder le marché avec 10 millions d’appareils au lancement. Jolla débute à peine. Ils viennent tout juste de recruter leur « Monsieur Logistique » qui a commencé hier (en tant que PDG).

      Après c’est vrai aussi que tu sois d’accord ou pas, la priorité c’est la Chine et pas l’Europe, beaucoup moins lucrative. Encore heureux les Finalandais qui ont la chance que Jolla soit une entreprise finlandaise, ce qui leur permettra de mettre la main sur le Jolla phone en exclusivité.

  5. « Le premier marché qui va voir un appareil Sailfish sera la Finlande, puisque nous avons environs 5 millions de fans ici. Après, il sortira en Chine, puis plus tard en Europe, même si on ne sait pas encore comment il sera commercialisé, si ce sera par les opérateurs, ou par de la vente en ligne.

    À propos du timing, ce sera durant la deuxième moitié de 2013 que les deux premiers marchés, la Finlande et la Chine verront le téléphone Sailfish.

    Malheureusement, les emplois du temps dépendent des accords avec les opérateurs. Nous avons vu qu’ils étaient beaucoup intéressés. Il est évident qu’il faut que l’on voit comment cet intérêt se matérialisera. »

    On ne verra donc pas le smartphone Jolla dans nos contrées avant 2014. 🙁 Oui on pourrait le voir plus tôt si un opérateur est interéssé mais j’ai du mal à imaginer un opérateur français proposer de l’OSpadon dès la fin de l’année.

      • Y a peu de chances qu’un terminal développé pour le marché chinois soit compatible avec nos réseaux; sans compter la possible non traduction des menus (le finnois, c’est du chinois pour moi).
        Du coup, ça me fait peur aussi et ça rejoint ce qui avait été annoncé avant les infos récentes sur le mois de Mai; à savoir que ce serait 2014 pour l’Europe… Sniff… vais peut-être bien craquer pour un BB10 en attendant moi…

        • Pour les fréquence, je ne sais pas quoi répondre, pour la langue d’interface, je ne m’inquiète pas, car Sailfish et le Jollaphone sont deux choses différentes.

          De plus, quand j’ai installé le SDK sur mon MacBook, oh miracle, tout était en français sans que je n’ai à sélectionner quoi que ce soit.

          (J’ajouterais que mon N9 Australien avait une interface en français dès le départ).

        • Le N9 n’était pas plus adressé au marché français, pourtant il était en français. Au pire, tu aura le droit à de l’anglais, au mieux du français, traduit par une équipe de traducteurs, et entre les deux, une traduction avec transifex, collaborative.

      • Tout dépend ce que l’on appelle « facilement ». Si c’est un store genre Expansys ou Amazon, je suis d’accord. Mais si c’est passer par un store finlandais ou chinois sans version anglaise et passer chaque page sur Google Translate pour comprendre ce qui est écrit, très peu pour moi. J’aime bien Sailfish mais pas au point de passer par le premier store obscur venu pour avoir leur téléphone.

        • Je pense pas que Jolla, qui sait qu’il faut se tourner sur Internet (Twitter, communications faites par des blogs et des communiqués de presse en anglais) se dise qu’il va ouvrir un store en finnois.

          En plus, chez les finlandais, tout est traduit en anglais donc bon 😀

        • Au pire, comme avec les N9 blancs chez Verkkokauppa, un mail au service clientèle, et le problème est vite résolu; il y aura toujours une solution.

          • Ouais enfin, nonobstant la langue de l’interface (car effectivement, je ne pensais pas à ça comme un gros souci), je songeais plus à la compatibilité réseau et à l’après-vente; galérer pour se procurer le smartphone sur un site X ou Y, le recevoir 5 semaines après, s’apercevoir que, « mince, pas de pot, je suis tombé sur l’exemplaire où ils ont oublié de brancher le cpu », s demander comment faire pour le renvoyer, combien ça coûte… J’ai peur que ça devienne compliqué. Mais faudra voir ce que sera le kick-starter; quoi qu’il en soit, j’ai hâte d’en savoir plus… mais je me dis en même temps que c’est peut-être pas bien raisonnable (pour un bidouilleur excécrable tel que moi s’entend) de ne pas attendre un peu…

          • Je pense que c’est tout l’intérêt de faire une pré-série pour les fans – si c’est de cela qu’il s’agit – qui seront plus compréhensifs en cas de bugs ou de problèmes qu’un client lambda…

            Nous serions donc en quelque sortes bêta testeurs, et ça me va.

            Après, si le prix tourne autour des 500 Euros, je pense qu’il y aura moyen de trouver des solutions le moment venu, même si je comprends ton inquiétude.

            L’avantage d’une petite structure, c’est que c’est beaucoup plus flexible.

  6. j’aime cet article, ce qui me satisfait encore plus c’est que je pense pareil ( je pense nous tous ici d’ailleurs ) je pourrais reprendre quelque passage pour faire comprendre que la course au gros processeur ne sert à riencar on en utilise a peine 20% des capacités.

    du coup j’ai hate de voir ce qui va être présenté demain 😀

  7. Oui, c’est assez positif de lire ça. J’aime bien le positionnement et le discours de Jolla, c’est cohérent, c’est simple, c’est sain.
    J’ai juste une petite crainte sur les délais d’approvisionnement d’un smartphone après l’espoir donné à travers les annonces (et la supposée campagne kickstarter-like) de Mai…

  8. En tout cas on aura pas tout de suite un haut de gamme ça c’est sur, j’espère quand même qu’on aura un appareil avec au moins : APN 12Mp flash LED+Xenon, Transmetteur FM, USB host et HDMI

    En fait je veux un 808 (avec un design plus proche du N9 quand même) sous Jolla 😀

      • En effet. Le « au moins » est encore plus impressionnant. Whatever! Sur Facebook, Jolla a lancé des sujets sur les photos. Peut-être un indice sur un capteur de qualité. Je croise également les doigts pour un écran et une définition de haute facture. Pour le reste j’ai la faiblesse de croire que ce sera une réussite.

  9. Excellente interview qui résume toutes les dernières sorties. Je crains pour les plus pressés que les délais soient encore plus longs. Dans une interview d’il y a environ un mois, Marc Dillon parlait d’une sortie en perspective de Noël en Finlande et du nouvel an chinois dans l’Empire du milieu. De toutes les façons, le Kickstarter sera bientôt là pour tous ceux qui le méritent. Les autres auront les vidéos commentées pour patienter. Moi je suis satisfait et prêt à attendre 2014.

  10. Merci pour cette interview, très intéressante !

    « SM: Qualcomm est [NDT: juste] l’un des nombreux fabricants. Techniquement, on peut utiliser les plateformes de tout le monde, mais maintenant, on utilise une autre plateforme. Il y a beaucoup d’alternatives à Qualcomm sur le marché qui ont les mêmes fonctionnalités. »

    Des idées sur la plateforme qu’ils pourraient utiliser ?

    « SM: Nous sommes une petite entreprise, et nous nous concentrons sur un appareil de milieu-haut de gamme. Nous ne sommes pas intéressés à faire un appareil bas ou haut-de-gamme. »

    Précédemment, ils parlaient d’un produit haut de gamme, j’espère ne pas être déçu…

  11. Reprenons les déclarations:
    – un smartphone plutôt milieu à milieu haut de gamme, ça implique un prix qui serait inférieur à 400€, voire 300€; on peut à ces prix s’attendre à un objet de caractéristiques correctes à défaut d’une bête de course, mais si l’OS le transfigure, ce sera une toute autre musique,
    – 150 applis n’en sont pas 300000, mais ils ne sont pas dans le concours de celui qui a la plus grosse, mais la meilleure… liste d’applications téléchargeables. Et au pire, Sailfish pourra quand même faire tourner des logiciels Android. Je ne sais pas pour vous, mais de toutes façons, j’en utilise difficilement plus de 20, et aucun jeu ne figure sur ma liste perso,
    – il n’y a pas eu un mot sur les canaux de vente envisagés hormis peut-être le web. Ça deviendra un problème pour ceux qui veulent tester le produit, puisqu’il leur faudra l’acheter avant. Or sur ce point, je suis plutôt désireux de croire ce que je vois et touche,
    – Jolla et son OS sont surtout connus des « initiés », c’est une raison de plus pour qu’ils se montrent ailleurs que sur internet, et donc se fasse connaître du grand public qui verra enfin une alternative viable et probablement meilleure à ce qu’on a déjà sur les étals. Mais si elle est meilleure, il faut pouvoir le crier sur tous les toits, et pas que sur les médias spécialisés. J’avais suggéré l’autre fois l’idée d’un démonstrateur itinérant, mais même un magasin éphémère pourrait faire l’affaire.

    En marge de ça, les actionnaires de Nokia sont en train de coller une grosse pression sur M. Elop, vu qu’il avait, il y a 2 ans, déclaré pouvoir faire passer d’une plateforme à une autre en ayant de bons résultats financiers, sauf que si la transition a pris, quoi qu’on en dise, pour les pépettes, le compte n’y est pas.
    Ç’aurait de la gueule que Nokia fasse appel à Jolla pour leurs prochains produits en guise d’échappatoire à la ruine, après avoir cédé un certain nombre d’éléments compatible open source.

    Je ne suis pas plus expert qu’un autre, j’essaie juste de voir un peu comment et sur quoi le projet peut déboucher, leurs atouts et leurs faiblesses.

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